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 L'inflation

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aissa
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aissa

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MessageSujet: L'inflation   L'inflation Icon_minitimeJeu 1 Sep 2011 - 18:54

L'inflation est « la perte du pouvoir d'achat de la monnaie matérialisée par une augmentation générale et durable des prix »[2].
Cette définition résulte d'une évolution du langage : jusque dans les années 1960, l'inflation désignait l'excès de moyens monétaires par rapport à l'offre (phénomène dont la hausse des prix et la perte de pouvoir d'achat de la monnaie résultent). Ainsi Gaël Fain dans Le Dictionnaire des Sciences Economiques[4] définit-il l'inflation comme « un excès de la demande solvable sur l'offre. La hausse des prix en étant la conséquence ».

Le terme d'inflation est fréquemment utilisé comme équivalent de la seule hausse de prix des biens de consommation, en excluant la hausse des prix impactant les valeurs patrimoniales : actifs (financiers, immobilier, …). Cela résulte d'un abus de langage qui lui même est la conséquence du mode de mesure de l'inflation.

* La stabilité des prix décrit la situation d'une économie où la hausse des prix est durablement très faible ou nulle. Ce qui contribue à maintenir à un niveau faible l'incertitude des agents économiques vis à vis du futur ( moyen / long terme ). En ce sens, la stabilité des prix accroit la lisibilité de l'avenir et contribue à conforter les anticipations positives des agents économiques .

* La déflation décrit la situation d'une économie où est constatée une baisse générale et durable des prix. Comme le phénomène historiquement le plus fréquent (du moins dans la période contemporaine) est bien l'inflation, certains parlent d'une inflation négative. Une vraie déflation est généralisée ( affecte toute l'économie ), mais le terme est aussi utilisé lorsqu'un seul secteur économique est affecté (par exemple : déflation du marché immobilier).

Cette situation peut être durable (parfois sur une décennie), et parfois auto-entretenue, parce qu'en modifiant les anticipations des agents économiques ce phénomène les pousse à prendre des décisions qui entretient ou accélèrent la tendance.

* Une politique de déflation fait référence à l'ancien sens du mot inflation, et vise à restreindre le volume de la masse monétaire, dans l'objectif de restaurer ou maintenir la valeur de la monnaie.

* La désinflation décrit la situation d'une économie où est constatée une baisse du taux d'inflation, qui cependant reste positif. Par exemple, après des années d'inflation à 10 % en moyenne, si l'inflation baisse à 7 %, puis 5 %, puis 2 %, on parlera de phénomène désinflatoire.

* La stagflation est une situation particulière où l'on constate dans une économie la simultanéité d'un niveau élevé d'inflation et d'une croissance faible, voire d'une récession.

* L'hyperinflation correspond à la situation d'une économie affectée par une inflation extrêmement élevée, échappant à tout contrôle. Phillip Cagan la définit en 1956 comme une période durant laquelle le niveau d'inflation se maintient au-dessus de 50% par mois.

Les conséquences économiques et sociales sont généralement des plus terribles, et marquent durablement l'esprit des peuples ; La monnaie concernée perd - en interne comme en externe - son statut d'étalon de référence et d'échange : Une nouvelle monnaie doit la remplacer .

Mesures de l'inflation:


Mesurer l'inflation consiste à observer un « panier » pondéré de biens représentatifs de l'ensemble des biens consommés.

Biens qui sont répartis parmi les différents secteurs d'activité de l'économie.
Les pondérations de ce panier sont définies par la consommation des différents biens par les agents économiques.
Un indice des prix à la consommation mesure les variations enregistrées par le panier observé , traduisant ainsi la variation du coût de la vie pour les consommateurs, et de la valeur de la monnaie dans ses aspects les plus concrets pour les citoyens.

Le taux d'inflation est la variation en pourcentage de cet indice sur une période donnée :

si le prix moyen du « panier » passe de 100 à 102, l'inflation est de (102-100)/100 = 2/100 = 2%.

Autres notions à prendre en compte concernant la consommation d’un ménage :

* Le pouvoir d’achat concerne un revenu.

À revenu donné, le pouvoir d'achat baisse en période d'inflation. Il faut donc distinguer le revenu « nominal » (apparent) du revenu « réel » qui se calcule en « déflatant » le revenu nominal par le taux de variation de l'indice des prix .

* Le niveau de vie concerne un ménage. Il dépend de l'aspect "revenu" , mais aussi de l'aspect "dépense".

Ainsi par exemple, pour un revenu donné, le fait de devoir payer ou non son logement (selon qu'on est locataire, en train de rembourser un emprunt, ou propriétaire libéré de ces charges) affecte de façon importante le niveau de vie possible.
De même si le prix des biens convoités baisse de façon significative et durable (cas des biens alimentaires par exemple) le niveau de vie s'améliore.

* L'effet de "richesse" signifie qu'un ménage peut se trouver potentiellement enrichi si les prix des actifs qu'il détient (actions, immobilier) augmente.

Impact de l'inflation sur la mesure du PIB
Articles connexes : Valeur nominale et valeur réelle, Produit intérieur brut et Comptabilité nationale.

La richesse créée au cours d'une année dans un pays donné est mesurée par le PIB. Le PIB nominal (ou à prix courants ou en valeur) est calculé avec les prix valables au cours de l'année considérée. Cette façon de mesurer fait croitre le PIB avec l'inflation, ce qui n'est pas objectif : en effet, si tous les prix doublent, le PIB double aussi, alors que la production réelle, mesurée en volume, reste exactement la même ;

Le PIB réel ( ou à prix constants ou en volume) est calculé en utilisant les prix qui étaient pratiqués l'année antérieure, ou une année de référence.

C'est la variation du PIB en volume, et non du PIB en valeur, qui définit la croissance économique.

Par définition, on a la relation suivante :

(1 + taux nominal de croissance du PIB) = (1 + taux réel de croissance du PIB) * (1 + taux d'inflation), c'est-à-dire
(1 + taux réel de croissance du PIB) = (1 + taux nominal de croissance du PIB) / (1 + taux d'inflation)

En pratique, on utilise souvent la formule simplifiée, valable pour des taux assez petits (jusqu'à 5 %, éventuellement 10 %) :

Taux nominal de croissance du PIB = Taux réel de croissance du PIB + Taux de croissance des prix, ou de façon équivalente
Taux réel de croissance du PIB = Taux nominal de croissance du PIB - Taux de croissance des prix

Prenons l'exemple suivant (les chiffres sont fictifs bien entendu) :

En 2000, un pays de 60 millions d'habitants a produit 25 000 € par habitant, soit un PIB de 1 500 Milliards d'euros.
En 2010, par rapport à 2000, l'inflation a fait augmenter les prix de 20% ; ce qui valait 25 € en 2000 en vaut maintenant 30 .

si le PIB nominal de 2010 atteint maintenant 1 800 milliards (20 % de hausse en valeur), le PIB réel est de 1 800 x 25 / 30 = 1 500 milliards, exactement le même qu'en 2000
si le PIB nominal de 2010 est toujours de 1 500 milliard (taux de croissance en valeur nul), le PIB réel n'est plus que de 1 500 x 25 / 30 = 1 250 milliards, soit 16,7 % de baisse réelle par rapport à 2000
enfin si le PIB nominal de 2010 est passé à 2 100 milliards, soit 40 % de hausse en valeur, le PIB réel est de 2 100 x 25 / 30 = 1 750 milliards, soit 16,7 % de plus qu'en 2000.

Noter que les variations des deux derniers exemples sont trop fortes pour que la formule simplifiée reste valable
Conséquences de l'inflation sur les agents économiques
L'inflation agit sur les agents économiques.

L'inflation change le contexte des relations contractuelles explicite entre débiteurs et créanciers (dans le cadre d'un emprunt, mais aussi et surtout dans le cadre de toute transactions comportant un versement différé dans le temps, tel qu'un loyer, un fermage en numéraire plutôt qu'en nature, etc.). Elle change également le contexte entre les détenteurs d'actifs économiques dont la valeur n'est pas affectée par l'inflation (terrains, entreprises, etc.), et les détenteurs de monnaie ou titres financiers équivalent (rente à taux fixes, etc.) qui sont affectés par l'inflation. La déflation agit en sens inverse.

Pour être plus précis, ce n'est pas l'inflation ni la déflation qui comptent, ce sont les variations de l'inflation par rapport à celle qui était prévue ; ce qui est la même chose que l'inflation si, mais seulement si, l'anticipation était une variation nulle de la valeur de la monnaie (ce qui est implicitement le cas quand on raisonne aux prix courants). Une hausse de l'inflation ou une désinflation produisent un effet, pas une inflation égale à celle contre laquelle on a pu se prémunir.

Il faut noter que les entreprises sont des débiteurs nets (sauf exception et hors le cas d'entreprises financières), de même les autorités publiques en général, et que les ménages dans leur ensemble sont des prêteurs nets mais avec une proportion qui est débitrice (ex : les acheteurs de logement à crédit pour un montant plus élevé que leur patrimoine initial).

1. elle pénalise
* les créditeurs qui n'ont pas réussi à se prémunir contre l'inflation
* les détenteurs de monnaie
* les exportateurs (qui auront plus de mal à vendre leurs produits plus chers) et leurs fournisseurs
* les agents victimes de l'illusion monétaire (malinvestissement, perte de pouvoir d'achat masquée par une hausse nominal du revenu...)
2. elle favorise
* les débiteurs
* les créditeurs qui ont réussi à se sur-protéger contre l'inflation
* les détenteurs d'actifs (par opposition aux détenteurs de monnaie)
* les détenteurs de stocks ( lorsque ceux-ci ont été achetés avant ou en début de hausse des prix )
* les importateurs (qui vendront plus facilement les produits étrangers dont le prix n'a pas de raison d'augmenter autant) et leurs clients (qui dépenseront moins, en terme réel, pour le même produit)
3. elle est relativement neutre pour
* les détenteurs de revenus indexés sur l'inflation
* les créditeurs qui se sont correctement protégés
4. elle provoque des adaptations
* mouvement vers l'indexation des revenus sur l'inflation
* hausse de l'endettement (puisqu'il est plus avantageux d'être débiteur que créancier)
* investissement (arbitrage en faveur des actifs productifs et de l'endettement, contre la détention de monnaie et la situation de créancier)
* hausses préventives (des prix, des loyers, des taux de crédits, ...)
* révision des anticipations (support des demandes de hausses préventives)

Émetteurs et détenteurs de monnaie

* L'inflation a des conséquences négatives pour les agents détenant de la monnaie, puisqu'avec la hausse des prix la même quantité de monnaie permettra d'acheter moins de choses (perte de pouvoir d'achat).

* lorsqu'elle est due à une création ex nihilo de monnaie, l'émetteur de monnaie, État, système bancaire ou faux-monnayeur, s'enrichit (il peut acheter plus de choses qu'avant). Mais c'est aux dépens des autres détenteurs de monnaie ou des vendeurs. Si donc l'émetteur de monnaie est l'État (ou une entité qu'il contrôle, comme une banque centrale par exemple) l'inflation est comme un impôt frappant la détention d'encaisses réelles. C'est un impôt pratique, d'un excellent rendement et apparemment sans douleur, mais les conséquences estimées trop négatives pour l'économie ont conduit la plupart des États à abandonner la possibilité d'émettre directement de la monnaie. L'État ne bénéficie alors de l'inflation qu'en tant que débiteur par la réduction de sa dette.

À noter que dans le cas de monnaie créée par le crédit adossé à des biens réels engagés par l'emprunteur, l'effet est plus complexe : l'émetteur (l'emprunteur) ne s'enrichit pas aux dépens des autres, qui peuvent toujours acheter les mêmes biens qu'avant pour le même prix ; il n'y a que si les biens gagés s'avèrent de valeur insuffisante que la monnaie correspondante devient inflationniste si elle n'est pas détruite (par le remboursement).
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